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 Critique vampiriques

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Ayla Morg
Nandoriath
Ayla Morg
Date d'inscription : 11/04/2013
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MessageSujet: Critique vampiriques   Critique vampiriques Icon_minitimeSam 23 Mar - 16:16

Tentant de percer un peu dans cette sympathique petite voie, je vais donc commencer mes critiques ici !

Plein de calins sanglants

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Certains voient le monde en noir
D'autres en blanc
On parle aussi de gris
Le mien est rouge...


Thème musical
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MessageSujet: Re: Critique vampiriques   Critique vampiriques Icon_minitimeSam 23 Mar - 16:46

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Bienvenue sur cette toute première critique cinéma !

Aujourd’hui nous allons parler d’un film qui a fait couler beaucoup d’encre, créant des critiques négatives avant même sa sortie : Captain Marvel.

Nous reparlerons de l’aspect communautaire plus tard, mais tout d’abord...synopsis !

Synopsis

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Nous faisons la connaissance de Vers, jeune Kree, envoyée en mission pour neutraliser les infâmes Skrulls, extraterrestres métamorphes, infiltrant des planètes pour en prendre le contrôle. Autant vous dire que ceux n’ayant jamais vu les Gardiens de la Galaxie ou suivi la série Agents of SHIELD vont se retrouver un peu largués. Grâce à l’Intelligence Suprême, une intelligence artificielle contrôlant ce même peuple, Vers se voit conférer de puissants pouvoirs, faisant d’elle une arme vivante.  Elle devra néanmoins prouver sa valeur lors d’une mission secrète et démontrer qu’elle contrôle ses pouvoirs.

Naturellement, rien ne se passera comme prévu.

La jeune femme se fait capturer par les Skrulls, à la recherche d’une information dissimulée dans son esprit. Vers est en effet hantée par des bribes de souvenirs, des flashs, précédant sa vie sur Hala, la planète des Kree. Quelque part dans les limbes de son esprit, se trouve une information vitale, un secret que les Skrulls veulent à tout prix découvrir. Vers s’évade du vaisseau où elle est retenue prisonnière, démolissant à elle seule quasiment tout l’équipage, avant de s’écraser par la toute puissance du scénario, sur notre bonne vieille Terre.

Nous sommes dans les années 90, notre héroïne en herbe, se fait rapidement retrouver par Nick Fury, agent vétéran du SHIELD. D’abord dubitatif, il finira pas croire en elle suite à une attaque des Skrulls. Ensemble, et avec l’aide d’un “chat”, ils fouillent alors le passé de Vers, découvrant qu’elle était à l’origine bien Terrienne, du nom de Carol Danvers (Danvers -> Vers, originalité sur 10), pilote de l’US Air Force. C’est donc en quête de réponses et de sa propre identité que Carol fera une course contre la montre dans ce combat séculaire entre les Kree, les Skrulls et naturellement des humains qui ont la fâcheuse tendance à se retrouver toujours au milieu !

Film féministe ?

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Bien sûr qu’il l’est !

L’intention de base de Marvel a toujours été de rattraper le seul retard qu’ils avaient sur leur concurrent : DC. S’y étant pris en retard, le DCU (DC Cinematic Universe) n’a eu comme succès qu’Aquaman et une recette correcte pour Wonder Woman. Ce dernier était la seule chose que Marvel n’avait pas réussie :  faire un film avec une super-héroïne, réalisé par une femme (manque de bol c’est un couple) et avec un propos féministe.

Est ce réussi ? Absolument.

Là où Wonder Woman traite ses sujets comme son héroïne, à grands coups de poings (une secrétaire est une esclave, rappelons-le !), Captain Marvel mise sur une certaine touche de subtilité et de réalisme.

Après s’être écrasé dans un vidéoclub, Captain Marvel tire sur une représentation d’Arnold Schwarzenegger et Jamie Lee Curtis issus du film Trues Lies, film jugé comme particulièrement sexiste. Le tir ne touchera naturellement que Gouvernator.

Nous enchaînons alors du gros lourd dragueur, au militaire qui estime que les femmes ne peuvent être pilotes, ou encore à la fille de sa meilleure amie, estimant qu’elle a besoin d’un modèle féminin fort pour avancer dans la vie. Ce dernier point est à mon sens exagéré, mais tous reflètent une réalité, présente, comme passée !

Petite parenthèse sur le “féminisme extrémiste”...

Je me dois de parler des propos de Brie Larson, l'interprète de Carol Danvers, qui ont été déformés par nos chers amis criant aux gauchistes et féministes à tout bout de champ. Désireuse d’avoir l’avis d’un public ciblé sur son film Un raccourci dans le temps et non celui d’un homme lambda blanc de x âge, elle avait été taxée de raciste et son commentaire sur l’absence de diversité dans les journalistes de sa conférence de presse n’a naturellement pas aidé. Ah comme internet adore déformer des propos quand ça l’arrange !

Et même si c’était le cas, qu’est ce que cela change au film en soi ? Il y a des réalisateurs, des producteurs, des scénaristes, en quoi cela donne cette vision au film ? Ce serait comme vouloir boycotter Wonder Woman car Gal Gadot était dans l’armée Israélienne. Oh ! C’est arrivé aussi c’est vrai. Cela ne va pas vraiment faire s’alarmer le Tsahal, ni changer quoi que ce soit. Comme quoi, le parallèle avec le film de DC est encore une fois bien présent.

Fin de parenthèse.

Le film ne nous bombarde pas de clichés toutes les deux secondes, il nous présente une femme forte, une héroïne, se relevant pour mieux combattre, une image liée à la femme, mais également à l’humain en général.

Pourtant, cette force sera sa principale faiblesse.

Qui est Captain Marvel ?

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Lorsque Captain Marvel a été introduite via son symbole dans la scène post générique d’Infinity War, beaucoup ne connaissaient pas ce personnage, quand ils ne le confondaient pas avec un autre de l’univers DC. Miss Marvel est devenue Captain Marvel, tandis que Captain Marvel de DC est devenu Shazam, film qui sortira prochainement dans un humour très "Marvel". Coïncidence rigolote n’est-il pas ?

Un certain avantage car cela empêchait les puristes de comparer avec les comics. Il y a eu plusieurs versions de ce personnage, Carol étant la plus récente, cela forçait les gens à soit se renseigner (dont moi), soit à enfin apprécier ou non un film pour ce qu’il est : un film !

Cependant, il y a bien un personnage à l’origine.

Personnellement, j’ai beaucoup d’affection pour Carol Danvers, avant d’être cette lumière toujours représentée dans les comics, nous avons une femme qui a perdu sa mémoire et à qui on a implanté de faux souvenirs. Toute notre identité vient de nos souvenirs, de nos choix et de nos expériences. La question est donc la suivante : comment nous définirions-nous, si ignorions tout de nos choix ? De notre vécu ? Et si ces derniers étaient en plus probablement faux ?

Si Captain Marvel sait ce qu’elle est, elle ne sait pas qui elle est.

Ce n’est pas exactement le cas de ce film.

Vers, avant de se considérer comme Carol Danvers, est naturellement affectée par ce qu’elle découvre, mais nullement torturée. La question de son identité arrive naturellement à un moment, mais il lui faudra un gros choc psychologique pour arriver à ce stade, dans une scène qui ne dure que cinq minutes…

Le “ton Marvel” vient malheureusement rendre notre héroïne un peu trop blagueuse et joyeuse pour un thème aussi important émotionnellement. Fort heureusement, ses rares moments ne sont pas désamorcés par une vanne. Ils ont enfin arrêté. Champagne !

Pourtant c’est bien ce questionnement qui est au centre du film.

De Vers à Danvers

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Kree, Terrienne, Gardienne de la Terre, elle passera par toutes ces étapes. On ne parle pas ici d’un héros qui doit accomplir sa destinée, utiliser à bon escient ses pouvoirs, jouer au héros dés le début ou encore faire un virage à 360° degré, car ses armes tuent (NO SHIT STARK ?!). Nous avons un personnage qui se découvre en même temps que le spectateur et, une fois encore, la méconnaissance des comics est un sérieux atout. Certes, l’histoire est prévisible – nous sommes dans un Marvel – mais pour une fois, ils apportent un réel soin au développement. Même si leur recette magique de l’humour à gogo vient parfois alléger le récit.

Tout est néanmoins présent pour faire un bon super héros : une découverte, des questions, échouer et naturellement surpasser ses limites.

Les scènes d’actions, bien que plus rares, procurent ce sentiment de puissance, voire de la surpuissance. Atteint ce stade, on ne peut se dire qu’une chose : il ne faut clairement pas la mettre en rogne !

Cerise sur le gâteau, ils n’ont pas mis de romance inutile ! Enfin !

Et vient le problème principal de Marvel…

Y a t’il un scénariste dans la salle ?

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Comment arriver à l’idée de ce développement avec une telle paresse d’écriture ?

Soyons honnêtes, il y a de grosses facilités scénaristiques, moins que dans certains films, mais tout de même…

Si Captain Marvel est si investie et si puissante, pourquoi n’est-elle pas intervenue dans les films précédents ? Le film répond à cette question, mais ce n’est qu’un raccourci pour justifier le fait qu’ils n’avaient visiblement pas prévu ce personnage, tentant d’expliquer pourquoi Fury ne l’a pas contactée dans Avengers premier du nom.

Cette question est si bordélique qu’ils ont fait un comics rien que pour l’expliquer que Nick Fury considère Captain Marvel comme la “dernière balle” de son chargeur. Cela aurait pu passer, si les réalisateurs d’Avengers n’avaient pas annoncé que rien ne prouvait qu’il ne l’avait pas fait avant. Quand on sait qu’elle peut voyager à la vitesse de la lumière… C’est légèrement contradictoire.

Au final, le film commence extrêmement bien, pour s’accélérer à toute vitesse, ce qui explique l’absence de réel tourment pour notre héroïne.

La raison ? Avengers Endgame sort dans un mois et elle est l’un des personnages clés. Il faut croire qu’ils étaient en retard… C’est ça de concevoir ses films comme une série !

La nostalgie des 90’s

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Si le film à des qualités, cet aspect n’en fait clairement pas partie. Marvel n’en est pas à son coup d’essai. Les Gardiens de la Galaxie avaient permis d’utiliser les références et musiques des années 70’. Autant partir pour les 90’ non ? Rien que dans la bande annonce (qui vous spoile une grande partie du film…), vous pouvez apercevoir “Blockbuster Video”, célèbre chaîne de vidéoclubs de cette période.

Est-ce judicieusement utilisé ? Absolument pas.

Les musiques sont envoyées de manière random, les références pleuvent, sans vraiment d’intérêt. Je citerais par exemple du Nirvana dans une vision, sans réelle logique ou lien. Nous allons jusqu’à exploiter la lenteur des vieux ordinateurs en l’exagérant au maximum. Un bon gag, mais cela ne fait que renforcer l’idée.

Une occasion manquée.

Juste Fury

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Si le film a bien vendu un personnage dans sa bande annonce, c’est notre vieil ami Nick Fury ou “juste Fury” dans le film, comme il aime si bien le dire.

Testant depuis Avengers 2 une technologie CGI de rajeunissement, expérimentée à nouveau dans Ant Man 2, Samuel L. Jackson semble tout droit sorti de Pulp Fiction. Interprété par Clark Gregg, Phil Coulson, a également droit à un petit lifting.

Adieu le colonel sombre, pragmatique, place au vétéran héroïque qui sert surtout de comic relief. Même si les vannes sont sympa et dignes d’un Samuel L Jackson, qui s’en donne à coeur joie, on est très loin du personnage que l’on connaît. Il manque la transition du colonel blagueur au directeur pragmatique.

Stan Lee

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Difficile de parler de ce film sans évoquer le regretté Stan Lee. Le début du film nous offre un hommage particulièrement touchant. Mais parlons sans plus attendre de son caméo ! Stan Lee joue tout simplement son propre rôle, lisant le script de son apparition dans “Les Malfrats”. C’est la seule fois où Captain Marvel sort du personnage, les deux s’adressant un sourire complice.

Un dernier remerciement...
Le chat

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Méfiez vous du chat.

Conclusion

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Comme tous les films Marvel, il s’agit avant tout d’un divertissement. Que je considère parmi les meilleurs réalisés jusqu’à présent. Espérons qu’ils prennent plus leur temps dans Endgame.

Au vu des origines de Captain Marvel, l’adaptation est à mon sens réussie.

En dépit d’un développement (trop ?) rapide, nous avons là un véritable personnage, qui ne risque pas pour autant de plaire à tout le monde. L’ambiance est rafraîchissante, l’humour est globalement intéressant et ne désamorce pas les scènes importantes. La constance n’est pas au rendez vous, réduisant malheureusement l’impact psychologique, mais je doute qu’elle existe un jour dans un Marvel.

Il est dommage encore une fois de voir la presse considérer ce film comme le seul avec une femme forte (ils avaient déjà fait le coup avec Wonder Woman encore une fois). Tout comme il est regrettable de voir une armée de gens écouter des influenceurs sans se faire leur propre avis ou utilisant la déformation d’internet pour justifier une haine ridicule.

Cet article lui-même n’est qu’un recueil d’impressions, avec quelques clés pour comprendre des subtilités pas toujours évidentes. Le mieux est de vous faire vos propres impressions !

Les choses s’améliorent et se précisent pour Marvel, leur rythme de série n’est malheureusement pas toujours gage de qualité. Pourtant, ce film donne un peu d’espoir pour la suite.

Car au final, c’est bien là toute la symbolique de ce personnage à l’origine : l’espoir.

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